L’industrie des aérosols n’utilise pas de CFC comme gaz propulseur

 

Protection de la couche d’ozone

aerosol cfk

A la fin du XXème siècle, le rôle des Chlorofluorocarbure (CFC) a été mis en évidence dans la destruction de la couche d'ozone. Les CFC, de part leur grande inertie physico-chimique, étaient utilisés par l’industrie du froid (les fameux fréons) et, entre autres applications, comme gaz propulseur dans les aérosols. L’utilisation des CFC dans les aérosols s’est étalée de 1928, date de la découverte de leurs propriétés intéressantes, à 1989 , date de la première recommandation de l’Union européenne visant à stopper leur utilisation pour protéger la couche d’ozone. L’arrêt de l’utilisation des CFC a été relativement rapide. En effet, c’est en 1985 que s’est tenue la Convention de Vienne sur la protection de la couche d'ozone. Cette convention appelle à l’établissement une coopération internationale pour conserver la couche d’ozone. Elle débouche en 1987 sur la signature du Protocole de Montréal par l’Union Européenne (à l’époque Communauté Economique Européenne). Ce protocole établit des mesures contraignantes en matière d’élimination des CFC. L’Europe concrétisera ces objectifs dès 1989 dans le cadre d’une « recommandation » où l’industrie des aérosols conclut un accord volontaire environnemental avec la Commission européenne visant à réduire drastiquement l’utilisation des CFC. Des objectifs ambitieux puisqu’il s’agissait de réduire l’utilisation des CFC de 90 % en une année. L’industrie s’est mise au travail et a substitué les CFC par d’autres gaz propulseurs. Pour conclure ce processus de manière réglementaire, en 1994, l’Union Européenne a interdit l’utilisation des CFC dans le cadre du Règlement (CE) n° 3093/94 relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone. Une réglementation venue à terme en 2000. Depuis près d’un quart de siècle, les CFC ne sont plus utilisés dans les aérosols en Europe.

 

Les aérosols contemporains ne contiennent pas de CFC

Les aérosols mis sur le marché européen ne contiennent pas de CFC. Leur utilisation est interdite. Les aérosols contemporain font appel à d’autres gaz propulseurs comme des mélanges d'hydrocarbures (HC) tels que Butane/Propane ou Isobutane/Propane ou des gaz comprimés. Aucun des gaz propulseurs actuellement utilisés n’a d’effet destructeur de la couche d'ozone stratosphérique. Par ailleurs, leur impact sur le réchauffement climatique, caractérisé par leur GWP (Global Warming Potential) est fort limité. Lorsque le gaz propulseur est de type HC, ils sont, par contre, très facilement inflammables ; cependant, si les précautions d'emploi mentionnées sur chaque boîtier sont bien suivies (confer Conseils d'utilisation et sécurité), la sécurité des aérosols est garantie grâce aux contrôles systématiques effectués pendant la production. Pour en savoir plus, consultez nos dossiers : http://be-aerosols.be/fr/gaz-propulseurs

 

Comment se porte la couche d’ozone ?

Les actions mises en œuvre ont débouché sur une amélioration visible de la situation de la couche d'ozone (le trou est en train de disparaître). Le Protocole de Montréal représente donc un bel exemple de réussite d'un engagement environnemental pris au niveau mondial. Le trou dans la couche d’ozone, même s’il varie en fonction des saisons est en train de se refermer. Les scientifiques sont donc optimistes quant à la réalisation des objectifs du Protocole de Montréal qui visent à restaurer la couche d'ozone à l'horizon 2050.

 

Attention aux importations illicites

Si les aérosols mis sur le marché européen sont conformes aux objectifs du Protocole de Montréal, tous les pays du monde ne le respecte pas de la « même façon ». Il est donc important, afin de continuer à protéger la couche d‘ozone et l’environnement, de s’assurer que les aérosols utilisés ne contiennent pas de CFC et sont issus de pays qui mettent en œuvre le protocole de façon transparente. Les achats extra européens via internet ne sont pas recommandés, les consommateurs belges doivent privilégier les aérosols mis légalement sur le marché européen et/ou produits en Europe. Ils sont reconnaissable, de façon générale, par le  symbole qui atteste du fait que l’aérosols respecte la législation européenne en matière d’aérosols : aerosol cfk